Le recyclage s’entasse aux É.-U., car la Chine n’en veut plus

Les 900 tonnes de recyclage déversées par des camions-bennes 24 heures sur 24, cinq jours par semaine, sur les tapis convoyeurs de l’usine d’Elkridge, à une heure de la capitale américaine, n’ont certes rien de propre.

Dans un vacarme mécanique infernal et un nuage de poussière marron, des dizaines d’ouvriers gantés et masqués, en majorité des femmes, retirent de leurs mains expertes un bazar de détritus – vêtements, objets en bois, câbles, branches d’arbres – et la hantise des recycleurs : des sacs en plastique, qui ne sont pas censés aller dans les bacs à recycler, car ils s’emmêlent dans les machines.

Le but est de « décontaminer » au maximum, c’est-à-dire d’une part de séparer strictement les matières recyclables des déchets non recyclables, d’autre part de s’assurer que les piles finales de plastique, de papiers ou de cartons ne contiennent aucune autre matière.

« On a même dû ralentir les machines et embaucher plus de gens » pour mieux décontaminer, dit le responsable, Michael Taylor.

À la fin du tri, de gros cubes de déchets compactés (papiers, cartons, plastique…) sont produits. Ces déchets étaient achetés depuis des décennies par des entreprises, principalement en Chine, qui les nettoyaient, broyaient et retransformaient en matières premières pour des industriels. Ces importateurs fermaient les yeux quand

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